Les Mi’kmaw signent une entente avec Ottawa pour gérer leur eau potable
Une organisation autochtone a signé une entente avec le gouvernement du Canada pour établir des services d’approvisionnement en eau dirigés par les Mi’kmaw au Nouveau-Brunswick. Cet accord servira de feuille de route pour le transfert des services de gestion de l’eau potable et des eaux usées, présentement assurés par le gouvernement fédéral, Ottawa estime qu’il s’agit d’ Les meilleures personnes pour s'occuper de leur eau sont les gens d’ici, nos gens. Une prochaine étape détaillera Une femme transporte des bidons d'eau le 13 septembre 2021 dans la communauté ojibwée de Neskantaga, en Ontario. Les résidents de cette Première Nation sont obligés de faire bouillir leur eau depuis 1995. Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward Ultimement, nos communautés veulent prendre cela en charge. George Ginnish, chef de Natoaganeg et directeur de Weso’tmk Samqwan Incorporated, déclare que le fait d’avoir des gens formés en gestion de l’eau au sein même des communautés autochtones est une Le gouvernement fédéral est visé par un recours collectif à l’échelle nationale, auquel participent 59 communautés autochtones. Les plaignants soutiennent que les Premières Nations ont un droit fondamental en matière d'accès à de l’eau potable, ce que le Canada ne respecte pas. Un grand nombre de communautés autochtones sont soumises à répétition à des avis de faire bouillir leur eau avant de la consommer. Une enquête de Radio-Canada avait notamment révélé que 93 % des Premières Nations au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan n'avaient pas pu consommer l'eau du robinet pendant au moins un an entre 2004 et 2014. Dans certains cas, les avis de faire bouillir l'eau sont en vigueur depuis plusieurs décennies. Les avocats d’Ottawa soutiennent en cour que le Canada n’a pas d’obligation juridique de fournir de l’eau potable aux Autochtones. En parallèle, le gouvernement libéral assure qu'il déploie de vastes efforts pour régler les problèmes persistants d’approvisionnement en eau et que ces efforts ont permis depuis 2015 de lever 140 avis à long terme de faire bouillir l'eau potable. George Ginnish, chef de Natoaganeg, en entrevue mercredi dernier. Photo : CBC / Ian Bonnell L’entente annoncée avec les communautés du Nouveau-Brunswick cette semaine L’entente-cadre sur l’eau, ajoute George Ginnish, chef de Natoaganeg, n’est qu’une étape dans cette quête d’autonomie. Les Mi’kmaw souhaitent des transferts de responsabilités semblables dans les secteurs de la foresterie et du développement des affaires, soutient-il. D’après le reportage d’Isabelle Leger (CBC)en définissant clairement les rôles et les responsabilités
qui seront confiés à Weso’tmk Samqwan Incorporated (WSI), une organisation sans but lucratif dirigée par les Mi’kmaw.Il a pour but de combler les principales lacunes en matière de normes de service, de renforcement des capacités, de réglementation et de financement, et de faire progresser l’objectif d’autosuffisance pour les Premières Nations mi’kmaw
, a écrit Services aux Autochtones Canada dans un communiqué mercredi dernier.une étape importante vers l’autodétermination des Premières Nations au Nouveau-Brunswick
.un financement à long terme pour permettre à l’organisation de fournir pleinement les services d’eau potable et d’eaux usées
.
Nous avons toujours été les gardiens des eaux
, a déclaré un des signataires de l’entente-cadre, le chef Bill Ward, de la communauté de Metepenagiag.Cette autorité et cette responsabilité sont officiellement passées à ces communautés par le truchement de WSI
, a-t-il expliqué en entrevue.Nous aurons une voix beaucoup plus forte, beaucoup plus d’autorité, beaucoup plus d’occasions de développer nos programmes sur l’eau, d’augmenter notre capacité à former plus de gens, à attirer des gens qui veulent apprendre et tout simplement à prendre soin de nos ressources en eau plutôt que d’avoir à dépendre d’agences extérieures
, a-t-il dit.nécessité absolue pour garantir notre accès à une eau saine
.Manque d’eau potable : le Canada poursuivi

s’harmonise avec les responsabilités du gouvernement
acceptées dans le règlement de 8 milliards de dollars d’un recours collectif précédent, en 2021, affirme Ottawa.Cette initiative s’inscrit dans un effort plus vaste destiné à habiliter les Premières Nations mi’kmaw à gérer les services essentiels à leur bien-être
, déclare Services aux Autochtones Canada dans le communiqué qui fait état de la signature de l’accord.
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